Prix du carburant : les pêcheurs de Méditerranée bloquent le dépôt pétrolier de Frontignan (Vidéo)

Une centaine de pêcheurs ont bloqué ce mercredi matin (16/0926) l'accès au dépôt pétrolier de Frontignan, dans l'Hérault, pour dénoncer la flambée du prix du carburant. Le mouvement, entamé lundi à l'échelle de toute la façade méditerranéenne, s'est achevé sans heurts après l'intervention des forces de l'ordre en fin de matinée.

Un dépôt bloqué au troisième jour de mobilisation

Le blocage du dépôt pétrolier de Frontignan par une centaine de pêcheurs ce mercredi matin a été levé sans incident après l'intervention des forces de l'ordre, marquant le troisième jour d'un mouvement de protestation contre la hausse du prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail. Vers 9h30, plusieurs colonnes de CRS sont arrivées sur place pour dégager l'accès, dans une ambiance tendue mais sans débordement majeur. Une délégation de pêcheurs s'était rendue à Sète un peu plus tôt pour rencontrer des représentants de la Région Occitanie, autorité de tutelle du port.

Un mouvement lancé à l'échelle de toute la Méditerranée

La mobilisation ne se limite pas à l'Hérault. Elle a été lancée lundi conjointement par les comités régionaux des pêches d'Occitanie, de PACA et de Corse, ainsi que par plusieurs syndicats de marins, pêcheurs comme patrons. Les professionnels dénoncent une dégradation continue de leurs conditions d'exploitation, entre hausse des coûts du carburant et multiplication des contraintes réglementaires.

Le gazole, un poste de dépense devenu explosif

Pour ces professionnels, le carburant représente désormais l'un des principaux postes de charges. Avec un gazole facturé autour de 1,10 €/L, la hausse pèse directement sur les coûts opérationnels, réduisant d'autant les marges disponibles pour la rémunération des équipages et l'entretien du matériel de pêche. Plusieurs représentants du secteur estiment que sans mesure financière ou réglementaire rapide, certaines exploitations pourraient être contraintes de réduire fortement leur activité, voire de mettre la clé sous la porte.

Une réunion avec la ministre attendue jeudi

Le mouvement, loin de s'essouffler, doit se poursuivre tant qu'aucune réponse concrète n'aura été apportée aux revendications de la profession. Une réunion est d'ores et déjà programmée ce jeudi 17 septembre avec la ministre concernée, un rendez-vous que les organisations de pêcheurs comptent bien mettre à profit pour obtenir des engagements tangibles — aide au carburant ou mécanisme de compensation.